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« Au lieu de refuser l’avènement des palmiers, ils justifient la présence des oliviers »

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Les intellectuels, religieux et autres journaleux algériens assument ostensiblement leur creuset idéologique, qui est l’arabo-islamité exclusive de l’Algérie. Les Chouchan, Oussama Wahid, Nour-Eddine Khettal et plein d’autres se sont fait l’écho du peuple algérien. Ils répercutent fidèlement sa haine de tout ce que représente la Kabylie et son exécration du Kabyle tout court. 

Des fatwas condamnant à mort quelques-uns de nos illustres hommes en passant par la diabolisation de quelques autres, même de ceux qui ne sont plus parmi nous, jusqu’à cette incitation franche au bain de sang et à l’écrasement, une bonne fois pour toute des sempiternelles velléités de rébellion de la Kabylie. 

L’intelligentsia Kabyle est demeurée apathique, vautrée dans ses chimères de toujours : l’inexistante unité nationale et les espoirs de démocratisation des algériens. Ces derniers refusent de devenir « nous » et nous refusons d’être « eux », néanmoins les algériens ne tolèrent pas non plus que nous soyons « nous » en refusant une séparation à l’amiable, ils veulent que nous ne soyons plus.

Les ‘’élites’’ Kabyles font preuve d’une incapacité dramatique à assumer ne serait-ce que timidement leur Kabylité. Il faut dire que les soixante-ans de concessions mortifères et d’égarements dans les labyrinthes sans issues du berbérisme ont jusque-là endigué toute émergence d’une conscience nationale Kabyle, du moins jusqu’en 2001. 

En effet, on n’imagine mal un leader politique ou intellectuel Kabyle, les algérianistes les plus obstinés y compris, appeler franchement à l’instauration d’une Algérie berbère bien que celle-ci soit de fait impossible à construire, en excluant la composante arabo-musulmane ou bien, inciter au massacre des arabo-islamo-baathistes sous prétexte d’intelligence et accointance avec l’Orient. C’est tout simplement inconcevable, inimaginable. 

La Kabylie dans sa lutte pour l’existence avec l’arabo-islamisme algérien, a toujours été en quête de compromis, ses combats dirigés sincèrement vers la coexistence et le vivre ensemble. Jamais dans la négation de l’‘’autre’’, la Kabylie n’a jamais compris que la lutte dans laquelle elle était engagée, était une lutte à mort, de multiples évènements auraient pourtant bien pu, auraient dû l’extirper de l’angélisme amollissant qui l’enveloppait.

Nos ennemis sont des ultra-nationalistes purs et durs, des arabo-islamistes jusqu’au-boutistes, et même des terroristes égorgeurs de la pire espèce ; nos élites, des soixante-huitards sans en avoir conscience, des humanistes, multicultralistes tristement mous. Au lieu d’interroger l’avènement injustifié des palmiers qui brisent l’harmonie des paysages Kabyles, ils tentent de justifier la présence des oliviers millénaires.   

A l’aube d’un bouleversement certain, le camp adverse resserre les rangs, l’union sacrée se faisant naturellement quand il s’agit de combattre les Kabyles ; islamistes et gouvernement se donnent la main dans le cynique dessein d’annihiler une fois pour toutes les velléités de rébellion de la Kabylie. Pendant ce temps, c’est la désunion sacrée qui prévaut dans notre camp, chacun braillant dans son coin dans une cacophonie tragique. 

Oser la liberté et l’indépendance ou disparaître, tel est le choix qui s’impose à la Kabylie ; Lwennas dixit ‘’ Aujourd’hui soit c’est la reddition, j’en suis sûr que vous n’êtes pas d’accord…donc c’est la résistance ! ‘’