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Chronique : Tout ce qui est Kabyle est suspect -1

Written by amnay

N’en déplaise à la coiffeuse du palais Zighoud Youcef, le MAK n’est que l’instrument de libération du peuple Kabyle. La volonté d’indépendance est une émanation populaire. Ce mouvement et ses dirigeants qu’elle traite de terroristes ne sont que les portes voix d’un peuple qui a décidé d’être libre.

N’en déplaise aussi à certains Kabyles médiatiques qui se disent algériens au nom d’un nationalisme biaisé et assujetti à l’arabo-islamisme algérien. La Kabylie finirait par être indépendante.

Ils ne finiront pas d’apprendre à leurs dépens que tout ce qui est kabyle demeurera suspect aux yeux des algériens.  Tant qu’ils persistent à s’agripper aux jupons pouilleux de l’Algérie, il leur sera d’une manière ou d’une autre, d’un moment à un autre, exiger de montrer patte blanche. De faire allégeance à l’arabo-islamisme doctrine cardinale de l’Algérie.

Il fut un temps, il leur était aisé de croire ou de faire croire que l’antikabylisme n’était que l’apanage du système. Plus maintenant !  La croyance au mythe qu’il suffirait l’effondrement du système pour que les droits légitimes des Kabyles soient reconnus s’effrite.

Avec l’apparition des réseaux sociaux, de l’information instantanée des blogs et autres sites internet. Nous savons que le commun des algérien fait sienne cette sentence des uléma pour qui « Les Kabyles ne seront des Algériens, que le jour où ils cesseront de parler ce langage qui écorche les oreilles » .  Ce qui se raconte ce qui se dit sur et à propos des Kabyles est ahurissant. Nous avons observé la réaction de ces compatriotes quand le ministère algérien a feint de vouloir généraliser l’enseignement de Tamazight sur le territoire Algérien. Nous voyons l’accueil réservé aux politiciens Kabyles en dehors de leur territoire naturel. L’un d’eux est allé jusqu’à déclarer que le lieu de naissance n’est pas un programme politique. Nous voyons aussi les réactions des supporters quand leurs équipes jouent contre la JSK, le MOB ou la JSMB. ….Ce ne sont là que des exemples et il y en a d’autres.

Même les plus serviles des Kabyles ne trouvent pas grâce aux yeux des Algériens.  Ahmed Ouyehya, l’homme des sales besognes comme il se décrit lui-même est plus attaqué pour ses origines Kabyles que pour sa politique austère et dictatoriale. Idem pour les Haddad, Ben Younes et autres Ould Ali ; ils auront beau courber l’échine et cirer autant de pompes, ils demeuront des Kabyles aux yeux de leur maitres qui ne se gêneront pas à les jeter telle que de vielles chaussettes. Même Mouloud Kacem Nait Belkacem chantre et théoricien de l’arabisation malgré les efforts titanesque qu’il a fourni pour l’arabisation des Kabyles, ne réussit jamais à se débarrasser de sa « Kabylité » combien de fois avons-nous entendu l’expression « Al « 3alama al qabaili » que ses amis d’hier nous ressortent pour « vendre » l’attachement et l’allégeance que devrait faire chaque Kabyle à la nation algérienne arabo-islamique.

Les Algériens comme tous groupements humains, sont traversés par des divergences philosophiques et idéologiques. Néanmoins une constante demeure chez eux, le rejet de tout ce qui est kabyle.

N’est-il pas, alors, affligeant qu’une certaine élite Kabyle en mal de reconnaissance, continue, non seulement de croire, mais aussi tente de vendre le mythe d’une Algérie plurielle ? Par cette attitude elle joue le rôle de faire valoir et de paravent pour cacher la nature véritable de l’Etat algérien : un colonialisme de la pire espèce !