A propos des lourdes condamnations de Tuvirett

A propos des lourdes condamnations de Tuvirett

Entre les dérapages contrôlés de Malika Boukhtouche, le soap opera des 701 kg de cocain et la coupe du monde, un peu fade, en Russie. La condamnation à Tuvirett de 12 étudiants kabyles a deux années de prison fermes passe quasiment inaperçue.

Ils sont poursuivis suite aux émeutes ayant éclatés, au sein du campus universitaire. Le 11 décembre 2017, les étudiants ont voulu organiser une marche pour réclamer la promotion de la langue tamazight, comme ça s’est fait au même moment à Tizi Wezzu et Vgayet.

La police algérienne dont la principale tache est, semble t-il, d’interdire et d’étouffer toutes expressions d’adhésion des habitants de Tuvirett à tout ce qui est kabyle et Amazigh de manière générale. Est intervenue pour violemment réprimer la manifestation. Les étudiants ont été empêchés de sortir de l’enceinte de l’université. Des échauffourées ont alors éclaté et des dizaines de manifestants ont été interpellés.

Pour ceux qui comme moi n’ont plus rien à espérer de cet Etat qui chaque jour apporte de nouvelles preuves de son racisme envers tout ce qui est kabyle et qui se comporte de plus en plus ouvertement comme un colonialisme de la pire espèce. La répression puis la condamnation ne sont pas étonnants.

Ce qui m’étonne par contre, c’est le silence et l’atonie des « donneurs de leçons » des carriéristes du berberisme, des oiseaux de mauvaises augurent qui se targuent d’être des hirondelles et se vantent d’avoir fait le printemps.

Leur silence quand il n’est pas complice est indicateur des contradictions dans lesquelles il se baignent. Ils feignent d’ignorer que les violences morales et physiques que subissent les kabyles ne sont aucunement une atteinte aux « Droits de l’Homme » mais bel et bien un génocide présentement identitaire qui se transformerait à la première occasion en une éradication physique.
Les étudiants de Tuvirett, en plus d’être les victimes de la répression coloniale sont aussi les dommages collatéraux des ambitions « algerianistes » de certains kabylophones.

Pour conclure je reprend une expression de Michel Houellebecq adaptée a la sauce kabyle. Elle explique amplement l’état d’esprit dans lequel se retrouve une certaine « élite »

L’algerianisme aujourd’hui, n’est autre qu’une tentative désespérée de berberistes décomposés, pourrissants, en état de mort clinique, pour se hisser hors des poubelles de l’histoire en s’opposant, aux forces montantes du nationalisme Kabyle.

Amnay at Sedqa

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