Chroniques

Chronique : la Kabylie se construit avec, par et pour les Kabyles !

Proposé par Rédaction

Nous maintenons notre propos ! Le dépôt du mémorandum  à l’ONU sonne le glas de la militance virtuelle, des salonard et autres anonymes donneurs de leçons qui se prétendent paladins défenseurs du Kabylisme .
Des gens pour qui, à  les écouter, la Kabylie et sa diaspora ne sont autres qu’une grande caserne ! Tous ceux qui ne partagent pas leurs visions myopes deviennent des agents des services algériens.   Ils ont une vision étriquée de la Kabylie et du combat Kabyle, ils n’envisagent la lutte pour la Kabylie que derrière leurs écrans ou dans des salons cousues de Paris ou de Tizi où ils se  réunissent autour d’un « café » fantasmant sur la Kabylie « indépendante ». Incapables de produire des solutions  aux situations ambiantes, qu’ils ont eux même causé, certains d’entre eux s’ingénient à fabriquer des boucs et émissaires pour justifier leur propre échecs. Le débat à été remplacé par l’invective et l’analyse par les conjectures. La réflexion est devenue un péché…..  Creusant les clivages entre les militants et bâtissant des murs de haine infranchissables. Tout en prenant soin de ne pas se mêler aux « gens » qui se mouillent la chemise,  que se soit au pays ou à l’étranger de peur d’être vus, craignant ainsi perdre l’accès au mangeoire. Car directement ou indirectement ils sont nourris par le « système ». 

Que se soit clair ! le combat pour la Kabylie est un combat de tous les jours.  Là où il se trouve le Kabyle a le devoir de porter haut et fort le message de son peuple qui lutte pour sa survie. Néanmoins le véritable  travail  doit  se mener en Kabylie et nulle part ailleurs ! il ne sert à rien de rassembler un million de personne à Paris, Tokyo ou Kuala Lumpur et scander  « Kabylie indépendante » Si Tuvirett demeure interdite aux militants Kabyles ou Vgayet et Tizi-Ouzou sont  en léthargie. Ca ne sert à rien de crier à Prague ou Kinshasa « vive la Kabylie » si notre militantisme se borne à arpenter quelques mètres un dimanche ensoleillé et terminer le week-end par un gala.  Les prières et les vœux pieux ne servent pas le combat Kabyle.  les militants ne se nourrissent pas uniquement par des encouragements, et toutes guerres même pacifiques ont besoin de nerfs.   

Il est temps de se poser les véritables question et surtout apporter les bonnes réponses. Il est impératif de cesser la politique de fuite en avant, des discours triomphalistes et des annonces sans lendemain.   

Le mouvement nationaliste Kabyle doit faire sa mue. Cette mutation est rendue nécessaire par le fait  qu’il a atteint la maturité, il doit impérativement passer du stade  de la conscientisation à celui de  l’action. C’est une phase délicate qui exige une remise en cause de tout un chacun et des modes opératoires adoptés jusqu’à présent. Refuser de se confirmer à cette exigence équivaut à condamner le nationalisme Kabyle à des crises à répétition qui à court terme démobiliseront les militants,  à moyen terme l’apparition de schismes  et de sécessions.  Nous sommes déjà à la première phase !

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