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Contribution: La liberté, l’étendard de lutte. 

Contribution: La liberté, l’étendard de lutte. 

Avertissement aux lectrices et lecteurs !

Cette contribution relève uniquement d’une réflexion objective dans le but de se pencher sur certains phénomènes socio-politiques, à savoir les attaques récentes contre les drapeaux Amazigh et Kabyle.
Le but essentiel, c’est d’essayer de comprendre le résultat par un diagnostic objectif, qui part de la réalité du terrain. Enrichi par une observation personnelle qui pourrait aussi rendre le constat relatif voire contradictoire.
En fait, l’idée, n’est pas de trouver une solution seul mais d’apporter ma réflexion à d’autres pour assoir un débat responsable, sur des problématiques multiples, afin de dégager des solutions efficaces.
Je me démarque ainsi, de toute polémique éventuelle venant d’esprits malveillants. Car, Comme dit l’expression : « Je suis responsable de ce que je dis mais pas de ce que tu comprends.»

Penser que le combat se résume seulement à une « concurrence » au sujet d’emblèmes est une erreur, à mon sens. Un drapeau est la représentation morale et émotionnelle d’une conviction, une interprétation d’un combat et une traduction souvent juste et parfois erronée de l’histoire d’un peuple.
Finalement, un drapeau est un produit et non pas un producteur.

Que l’on me comprenne bien, je ne minimise pas la force symbolique diffusée par un emblème. Je pense simplement, qu’il est important de s’intéresser aux raisons qui engendrent une hostilité à un drapeau, que de se focaliser sur le fait en lui-même.

Il y a dans l’histoire des peuples, beaucoup de drapeaux supprimés, modifiés, changés, sans qu’il y ait le moindre drame !
Les peuples sont toujours souverains, en l’espèce !

Opposer un peuple à un autre, un drapeau à un autre, une langue à une autre, est à mon avis, une démarche stérile et contre-productive.

Les Kabyles n’ont pas à s’ériger en donneurs de leçon et n’ont pas à subir les mauvaises leçons des instituteurs auto-proclamés, vides de toute pédagogie et objectivité.

Si aujourd’hui, le drapeau Kabyles, fait l’objet d’attaques, ce n’est pas parce que le drapeau de nos frères Chawi, à titre d’exemple, est hissé plus haut que le nôtre, et si c’est le cas, je dirais : tant mieux !

Ces attaques sont liées à mon avis à deux l’élément:

1 – La Kabylie, contrairement à d’autres peuples Amazighs, possède un passif revendicatif « culturel » au départ et « politique « à la fin, très puissant et avancé. Allant jusqu’à demander l’indépendance de la Kabylie. Donc, un projet politique mettant en cause l’État Algérien, fondé sur la dictature comme système de gouvernance, l’arabe et l’islam comme idéologie politique et le racisme comme réponse politique aux peuples Amazighs en général, et au peuple kabyle en particulier.

Ce qui n’est pas le cas, objectivement, pour les Chawis et les Mozabites, à titre d’exemple. Même si, en leur sein, des mouvements autonomistes existent depuis peu, et des arrestations d’ordre raciste à leur encontre sont constatées.

On peut citer ici, l’incarcération arbitraire des détenus d’opinions Mozabites et l’arrestation du militant Chawi Salim Yezza, récemment.

2- La crise du MAK de 2016, qui n’est finalement à secret pour personne, engendra une baisse conséquente en terme de mobilisation, et laissa place à des attaques de tous les bords, et souvent par des Kabyles réfractaires à l’idée d’une autonomie ou d’une indépendance de la Kabylie.

Les déclarations en langue arabe De Karim TABOU en Kabylie, en est une illustration, du « politique courageux » chez soi et fébrile chez les voisins.

Je peux rajouter à cela, un troisième élément qui relève plus de la psychologie politique, que j’appellerai volontairement  » le syndrome de l’initiateur absolu ».
C’est-à-dire, ramener toutes les réflexions, les idées, les avancées politiques, à son seul et absolu apport. Une sorte d’individu providentiel.

Sans le savoir, c’est la légitimité d’un combat qui est mise à mal et fragilisée. Car, la légitimité, c’est la volonté de tous ou du moins de la majorité et en aucun cas, l’autorité absolue d’un seul. En fait, la légitimité se définit par rapport aux autres et non pas à soi.
Dans certains cas, il est préférable de supporter une défaite collective que de savourer un exploit individuel.

Lorsque l’on s’érige en force divine, il est naturel qu’on lie tout à Dieu.

Même dans ce cas de figure, la contestation n’est pas écartée. Car, même les Dieux ont leurs « opposants ». Une sorte de « démocratie divine ».

En somme, La Kabylie a besoin plus que Jamais, de la sérénité, de la confiance et le sentiment de responsabilité partagée entre ses enfants.

L’intérêt de la Kabylie doit transcender sur les projets politiques qui sont tous légitimes, sur les ambitions personnelles qui sont aussi concevables et utiles, dans la vie politique dans sa globalité. Car, le but final, c’est de défendre les intérêts du peuple Kabyle et de la Kabylie.

Dans cette conjoncture algérienne particulière et inédite, de par sa propagation généralisée, et la détermination à priori des algériens à vouloir changer le système d’une façon radicale. La Kabylie doit avoir une voix forte, une voix sérieuse et surtout une voix qui reflète la volonté de toutes et tous les kabyles à placer l’intérêt de la Kabylie comme Priorité Kabyle.

Soutenir dans cette dynamique populaire algérienne singulière, un statut particulier pour la Kabylie qui garantirait le statut officiel de la langue Kabyle , une école laïque , tournée vers les sciences et le progrès, l’égalité entre les femmes et les hommes, la liberté de culte et tant d’autres libertés propres aux grands peuples , ne voudrais pas dire , renoncer à ses convictions politiques . Et ne signifie pas aussi, qu’un statut d’autonomie correspondra nécessairement à la Kabylie dans le temps.

La liberté d’un peuple, pourrait se traduire aussi, par des petits espaces de souveraineté qui auront tendance à s’élargir.

A défaut d’une réalisation escomptée, cette conjoncture devrait nous servira de retrouvaille, autour d’un débat sur notre patrie, la Kabylie.

Enfin, il ne s’agit pas ici d’un positionnement politique de ma part, en faveur d’une organisation politique au détriment d’une autre. J’émets surtout, une hypothèse potentielle, en termes de faisabilité à court terme, due, à une opportunité du terrain, qu’a un résultat sur le terrain, venant d’un engagement politique abouti.

CHERAIOU Yacine

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