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Ferhat Mehenni : De la Kabylie au monde entier

Proposé par Rédaction

C’est bien connu, pour aller à l’universel, il faut partir de chez soi. Je n’aurais jamais écrit ce livre n’était, pour un Kabyle comme moi, la situation dramatique de la Kabylie : inexistante en tant que membre de la communauté internationale, inexistante ne serait-ce qu’en tant qu’entité régionale ou administrative d’un pays comme l’Algérie dont pourtant, territorialement, elle fait encore partie ; inexistante surtout en tant que peuple d’au moins dix millions d’âmes ! C’est, dans l’absolu, une douleur ineffable, une injustice insupportable !

En effet, en vertu de quel droit, sinon celui du plus fort, selon quelle logique si ce n’est celle de la domination, au nom de quel principe autre que celui de l’iniquité, des peuples ou leurs représentants s’autorisent-t-il à en écraser d’autres ? À leur dénier le droit à l’existence en interdisant à chacun son identité, sa langue et la latitude de s’autogouverner ?

Qu’on ait été ou non le fer de lance de la guerre de décolonisation de son pays comme le fut la Kabylie pour l’Algérie, être privé de sa dignité par la force, est en soi inacceptable. Cela est vrai pour quelque peuple, et sous quelque prétexte que ce soit, à travers le monde. J’ai déjà consacré un premier livre à la question kabyle[1], pour reconstituer le processus par lequel nous fûmes spoliés de nos droits nationaux en tant que peuple kabyle. Aujourd’hui, sans trop s’attarder sur cette préoccupation initiale, mais sans la perdre de vue, je voudrais pousser la réflexion au-delà de son précédent contexte, en l’élargissant à la relecture de l’histoire, en allant débroussailler son chapitre consacré à la colonisation. Celle-ci nous intéresse au plus haut point puisqu’elle est la matrice de ce legs qui fait le malheur de tant de peuples et que le monde continue de traîner comme un boulet : les pays et les États monstrueux engendrés par la parenthèse coloniale. Le constat, comme nous allons le voir, est sans appel.

Ces pays ont montré dans leur écrasante majorité, cinquante ans plus tard, que leur indépendance est un échec. Quelles en sont les causes ? À quoi tient leur instabilité chronique ? Pourquoi ni la démocratie, ni les droits de l’homme n’arrivent à s’y installer autrement qu’en apparence ? Le monde peut-il continuer de s’accommoder de leur ridicule, de leurs crimes et de leur gabegie ? Ne sommes-nous pas entrés dans une nouvelle ère mondiale qui appelle, avec insistance, au progrès humain et pour lequel ces pays constitueraient un obstacle majeur ?

De fil en aiguille, l’étude de leur cas m’a conduit à une réflexion sur les institutions internationales dans lesquelles ils sont accueillis et les dégâts qu’ils y génèrent. L’exemple de l’ONU dont ils sont membres est édifiant. Cette organisation mondiale leur offre un cadre dans lequel ils vérifient leur existence, en retour ils lui assurent la longévité. C’est un mariage de raison entre la froideur et la barbarie. Ce sont deux vampires qui se nourrissent l’un de l’autre. L’issue du monde serait-elle alors dans le G20 qui contourne ce « machin », comme De Gaulle qualifiait l’ONU, ou fait-on de nouveau fausse route ?

Ce sont là quelques-unes des questions que ce livre aborde. En analysant les écueils qui se dressent sur la route de la liberté du peuple kabyle, je me suis rendu compte que la situation de la Kabylie, pour singulière qu’elle puisse paraître à un profane, est loin d’être une exception. Elle évoque au contraire celle que subissent bien d’autres peuples dans presque tous les États postcoloniaux.

Dans tous les pays anciennement colonisés, les schémas d’oppression se superposent. En s’amusant à remplacer la Kabylie par le Kurdistan, la Casamance par le Baloutchistan, le Somaliland par les Zones Tribales, le Cachemire par le Nord du Niger ; en essayant d’intervertir l’Algérie et l’Afghanistan, le Congo et le Cameroun, le Vietnam et le Kenya, l’Afghanistan et la Libye… on se rend compte que cela ne bouleverse pas fondamentalement les données du problème.

Tous ces peuples qui sont dominés à l’intérieur de pays issus de la colonisation, sont écartelés entre leur désir, souvent réfréné, d’une existence sinon distincte du moins reconnue, et leur attachement charnel à un ensemble identitaire colonial qui leur dicte une appartenance malgré eux. Ils sont partagés entre une identité qui leur donne des racines lointaines et celle qui, plus jeune et plus fragile, leur demande d’y renoncer.

Tous ces peuples qui sont dominés à l’intérieur de pays issus de la colonisation, sont écartelés entre leur désir, souvent réfréné, d’une existence sinon distincte du moins reconnue, et leur attachement charnel à un ensemble identitaire colonial qui leur dicte une appartenance malgré eux. Ils sont partagés entre une identité qui leur donne des racines lointaines et celle qui, plus jeune et plus fragile, leur demande d’y renoncer. Par manque d’audace, ils feignent d’oublier que leur existence en tant que peuple est antinomique avec celle de leur récente « identité nationale », qui les noie dans une fausse « nation » ne leur permettant de postuler, dans le meilleur des cas, qu’à un vulgaire statut de « minorité nationale ». Ce qui aggrave leur cas est le fait que ce sort si peu enviable, ils soient si nombreux de par le monde à y être soumis. Ce qui en fait une généralité, les réduit à une banalité qui les délégitime de toute revendication spécifique. Puisque vous n’êtes pas les seuls à être dans ce cas, vous n’ouvrez donc pas droit à un traitement particulier. Cela risquerait de déstabiliser le monde entier.

Mais pour le moment, même la simple reconnaissance de leur existence est encore un luxe. Les seules places qu’ils sont admis à occuper dans leur pays sont celles où, en ordre dispersé, certains se taisent et d’autres résistent face au danger de se voir assimiler, absorber, ingérer par une autre identité rivale et conquérante, agressive et arrogante, exerçant sur eux une insupportable oppression. On comprend mieux, à partir de là, qu’avoir une existence reconnue, ne serait-ce que du bout des lèvres, serait déjà une avancée significative. Ne plus se voir imposer la langue et la culture des autres, être en mesure enfin de valoriser d’abord chacun la sienne, sont chez eux des aspirations aussi profonde que légitimes, y compris lorsqu’elles sont tues.

En Kabylie comme ailleurs, pendant des années, la classe politique a tâtonné, cherchant à se frayer une voie vers la liberté. N’ayant pas le courage d’assumer ses responsabilités historiques, elle se persuadait que la solution au problème de cette inexistence officielle était fondamentalement liée à l’absence de démocratie en Algérie. On vit même circuler, il n’y a pas si longtemps, une étude comparative des types d’États existant de par le monde. Il y avait en nous ce désir de trouver un État pour notre peuple, comme on trouve chaussure à son pied. Nous faisions abstraction de la réalité de nos chaînes, nous rêvions à des centres commerciaux achalandés en États flambants neufs, où il suffirait  de se rendre pour choisir celui qui nous conviendrait le mieux.

Cependant, même si les nôtres font souvent fausse route, ils sont quand même un peu plus en contact avec notre vécu que ne peuvent l’être les élites occidentales qui nous étudient et qui nous ont souvent embourbés dans des voies sans issue. Leur grande trouvaille, après le pluripartisme des pays africains dont sont exclus les partis « ethniques » ou identitaires, est la fumeuse formule de la « bonne gouvernance ». Comme toutes les précédentes, elle ne correspond pas à la solution du problème. Elle pourrait être un mieux, mais plus tard, une fois levée l’hypothèque sur la nature de l’État. Une fausse solution ne résout pas un vrai problème. Ne connaissant pas le terrain, les Occidentaux condescendants ont depuis longtemps préconisé aux gouvernants du « Tiers-Monde » des trajectoires et des objectifs qui ne répondent pas aux nécessités du moment des « pays sous-développés ». Les conseilleurs n’étant pas les payeurs, ce genre de recommandations, amicales ou confinant quelquefois au chantage, a déjà été maintes fois expérimenté, sans succès. Il relève au mieux, non d’une philanthropie, mais d’un pis-aller dans la réflexion, quand derrière ces conseils ne se profilent pas carrément les clés aux crises conjoncturelles du marché occidental.

Au lendemain des indépendances, Occidentaux et Soviétiques rivalisaient de recettes de cuisine érigées en théories « développementistes » qui, dix ans plus tard, s’avérèrent n’être qu’une camelote ayant ruiné les pays auxquels ils les avaient refourguées : « industries industrialisantes » en Algérie, « import-substitution » en Tunisie, import-substitution-industrialisation ailleurs… À partir du milieu des années 1970 on proposa des « usines clés en main » comme s’il s’agissait de voitures ou d’appartement, et on construisit des manufactures plus ruineuses encore. Ainsi, l’URSS avait vendu des chasse-neige à la Mauritanie. On construisit en Algérie une usine de textile, clefs en main, dans une zone où il n’y avait pas d’eau pour faire fonctionner les machines.

Au début des années 1980, changement tactique : le monde occidental estimait qu’un développement des économies africaines allait entraîner nécessairement la démocratisation de leurs États. L’objectif était dicté non par de bons sentiments mais par les impératifs de la Guerre Froide : isoler l’URSS en faisant accéder les pays africains à une plus grande richesse qui les émanciperait de la tutelle soviétique. C’était la politique des « réajustements structurels » imposée par le biais du Fonds monétaire international. Des sommes colossales y furent englouties sans parvenir au résultat escompté. En dépit de ces échecs, on continue à prôner des solutions qui n’en sont pas, faute de temps et de courage pour regarder l’abîme politique qui donne le vertige dans ces pays.

On préfère donc, de nos jours, recommander les vertus de la « bonne gouvernance » contre la corruption qui gangrène ces pays, plutôt que de s’attaquer à la racine du mal. Or la corruption n’en est qu’un effet et non une cause

On préfère donc, de nos jours, recommander les vertus de la « bonne gouvernance » (discours de Barak Obama à Accra) contre la corruption qui gangrène ces pays, plutôt que de s’attaquer à la racine du mal. Or la corruption n’en est qu’un effet et non une cause. Le mal des pays africains et de l’Asie anciennement colonisée réside avant tout, non pas dans la qualité de leur gouvernance, mais dans la nature de leur État. La preuve en est que la Chute du Mur de Berlin a amené la plupart de ces pays au pluripartisme, qu’on aurait tort de confondre avec la démocratie, sans avoir changé de régime. Et cela n’a empêché ni le génocide rwandais, ni l’implosion de la Somalie ou la partition de fait de la Côte d’Ivoire…

Le détail fondamental que l’on oublie, ou qu’on s’interdit de voir, est le fait qu’au lendemain des indépendances des années 1950-60, il n’y a pas eu création d’un nouvel État mais reconduction de l’État colonial, quasiment tel quel. Ce n’est pas parce que la présidence de la République est désormais échue à un authentique autochtone au lieu et place d’un colon européen que la nature des institutions s’en trouve changée. Il serait plus sage et plus réaliste de se rendre à cette évidence : la nature de l’État est intrinsèque à sa genèse et à sa mission.

Lors de sa création, les nécessités qui avaient présidé à sa naissance étaient purement coloniales : réaliser par n’importe quel moyen la première étape de la mondialisation du système marchand, autrement dit, de mondialiser le capitalisme. Les intérêts géopolitiques et économiques de la Guerre froide, au lendemain des « indépendances » ne permettaient pas de lui affecter de nouvelle mission. Ses nouveaux occupants n’avaient au demeurant ni les compétences, ni l’ambition de faire changer de nature à l’État dont ils prirent les commandes. La colonisation leur ayant passé le relais, les nouveaux dirigeants devaient, au contraire et avant tout, faire la preuve de leur familiarité avec la machine étatique et de sa parfaite maîtrise. Ils devaient montrer qu’ils savaient gérer, qu’ils étaient aptes à gouverner. Ils n’avaient pas à créer un nouvel État devant répondre aux missions d’indépendance et de démocratie de leurs peuples. Ils devaient plutôt confisquer cet État pour les besoins d’un pouvoir autoritaire, seul garant de l’ordre et des intérêts géopolitiques qui les dépassaient, mais sur lesquels ils ont l’obligation de veiller.

Même si la mission coloniale était largement remplie, les enjeux géopolitiques de l’heure, notamment le danger soviétique d’un côté et celui de « l’impérialisme » occidental de l’autre, qui étaient les deux seules alternatives à l’État colonial à portée de la main de ces nouveaux dirigeants, les avaient maintenus dans un rôle d’expédition des affaires courantes. Les seuls changements, très fréquents, que cet État indépendant ait connus pendant ses premières années, furent des coups tordus, des coups de force et des révolutions de palais.

Le résultat en est que les nombreux peuples qui s’en trouvent politiquement minorés sont les grands oubliés du monde et des instances internationales. Ils n’ont droit dans le meilleur des cas qu’à des organisations humanitaires qui viennent plus pour essuyer leurs larmes et leur sang, que pour les sauver. Ils sont livrés en pâture à des dictateurs fous qui les assassinent, les discriminent, leur attribuent une « identité nationale » dont la leur est exclue, leur imposent une langue par laquelle ils les dépersonnalisent et les humilient.

Toutefois, si ces réflexes criminels ont prédominés depuis les indépendances c’est parce qu’ils étaient auparavant ceux des pays colonisateurs eux-mêmes qui, avant de les étendre aux colonisés, les avaient déjà développés contre leurs propres peuples. Ce fut le cas en Grande-Bretagne, en France, en Espagne. Par exemple, il a fallu en France beaucoup de temps pour en reconnaître les dégâts. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin en tire les conséquences dans La Cité des hommes : « Les minorités culturelles ont cessé de voir dans l’assimilation la garantie de l’égalité. Elles demandent la prise en compte légitime de leurs différences… » Il ajoute : « nous sommes de fait entrés dans le temps des démocraties de la diversité »[2].

Mais pour la classe politique française marquée par l’imaginaire de la République « une et indivisible », il vaut mieux valoriser les identités de l’immigration que celles des peuples historiquement constitutifs de la France. Reconnaître leur identité à des Arabes qui, pour la plupart, n’en sont pas, est de bon ton et sans danger ; du moins le pense-t-on. Reconnaître en revanche celle des Bretons ou des Corses est plus problématique. Il est curieux de constater que, pour une vieille société comme la France, plus récente est l’implantation d’une identité, mieux elle est acceptée, voire valorisée. À l’inverse, plus une identité est historiquement ancrée, légitime, plus elle constitue une menace sur celle qui gouverne et donc moins elle est reconnue. C’est sur cette aberration et les dangers de dévalorisation de l’identité française que tire la sonnette d’alarme le vigilant Ivan Rioufol dans La Fracture identitaire[3].

Si le Royaume-Uni et l’Espagne ont évolué vers des autonomies régionales, la France, elle, commence à peine à entrouvrir ses portes hermétiquement fermées jusque-là par le centralisme jacobin. Les référendums de janvier 2010 pour l’autonomie de la Martinique et de la Guyane, même s’ils se sont soldés par des échecs, ne sont qu’un début.

Cette évolution qui déstabilise déjà les pays anciennement colonisés finira bien par les gagner. Plus vite ils en auront reconnu la nécessité, moins ils seront menacés par les turbulences politiques qui les guettent. Ainsi, l’Afrique du Sud pour avoir opté pour le fédéralisme et le Royaume du Maroc pour une autonomie régionale de ses provinces, sont parmi ceux qui connaîtront des évolutions plus heureuses que d’autres, car ordonnées et pacifiques. Tout pays devant suivre leur exemple est assuré d’une longévité qu’il ne pourra jamais avoir en restant crispé sur son centralisme politique. Un pays n’est pas une caserne. Il ne saurait être géré longtemps ainsi de nos jours.

Même les altermondialistes occidentaux font comme si la géopolitique coloniale était immuable et que, parce que nous fûmes des peuples colonisés, il ne faut surtout pas déstabiliser nos pauvres et fragiles États d’aujourd’hui.

Enfin, signalons ce détail qui est une autre source d’indignation pour nous : les éminences grises françaises qui se piquent d’une faculté de prospectivistes (Alain Minc, Jacques Attali…) nous décrivent un avenir dans lequel nous n’avons aucune place en tant que peuples minorés aspirant aujourd’hui à notre liberté. Ils reconduisent, à travers leurs prévisions, une géopolitique coloniale qui semble être là soit pour l’éternité, soit comme quantité insignifiante, incapable d’imprimer la moindre inflexion à la marche de l’histoire. Même les altermondialistes occidentaux font comme si la géopolitique coloniale était immuable et que, parce que nous fûmes des peuples colonisés, il ne faut surtout pas déstabiliser nos pauvres et fragiles États d’aujourd’hui. Nous leur faisons tellement pitié qu’ils pensent que ceux qui nous font du mal ne peuvent être au fond que des Occidentaux et non l’héritage colonial au premier rang duquel il y a l’État. Que tout ce beau monde se détrompe. L’avenir ne se fera pas sans nous, nous les peuples encore dominés, encore sans voix. C’est parce que nous sommes tels, que nous serons les premiers agents de la reconfiguration des frontières et des États du globe. Nos actions sont ce fameux léger battement d’ailes du papillon. L’avenir nous appartient !

Voici, en quelques lignes, un résumé des pages qui suivent.

La décolonisation d’il y a cinquante ans était celle des fausses nations. Celle des vrais peuples va commencer. Elle frappe à la porte du xxie siècle. Elle a déjà été réalisée en Érythrée, au Timor Leste… Son accélération ne tardera pas à dessiner de nouvelles cartes en Afrique et en Asie. Elle va donner de nouveaux contours au monde en générant une géopolitique presque inédite, renvoyant l’ONU à la place où elle aurait dû être depuis bientôt vingt ans : les manuels d’histoire. Pour avoir validé et protégé d’indus États auxquels elle a offert gite et couvert durant un demi-siècle, elle ne pourra que péricliter avec eux.

De cette nouvelle carte politique du monde sortira une multitude de peuples et d’États de petite taille et qui, pour survivre et se viabiliser, seront à leur tour contraints de recréer de plus grands ensembles en se fédérant entre eux suivant la loi de l’insertion géographique et leur instinct de survie. Ces nouvelles unions se feront enfin sur la base de règles librement consenties, garantissant à chacun le respect de son identité et de sa langue. À n’en pas douter, l’exemple américain ne fera école chez eux qu’après l’exemple européen (l’Europe des peuples, après l’actuelle Europe des nations). Ces nouveaux pays en gestation vont ainsi, sur leur aire géographique, rebâtir un monde de paix et de liberté.

Au grand dam des pères du marxisme et de Francis Fukuyama, il n’y aura pas, là non plus, fin de l’histoire.

Ferhat Mehenni: Le siècle identitaire, la fin des Etat coloniaux, 

Edition Michalon, ISBN : 978-2-84186-544-4 • novembre 2010 • 192 pages

Prix éditeur : 16,23 euros

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Notes

[1].  Algérie : la Question kabyle, Michalon, 2004.

[2]. D. de Villepin, La Cité des hommes, Plon, 2009, p. 120.

[3]. I. Rioufol, La Fracture identitaire, Fayard, 2007.

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