Kabylie: Mémorandum et après ….?

Kabylie: Mémorandum et après ….?

Durant de longs mois on a voulu nous faire croire que le dépôt du mémorandum serait l’aboutissement du combat pour l’Independence de la Kabylie. Certes « le bruit » était nécessaire à la veille du 20 avril de l’année passée surtout qu’il était question du dépôt du document durant les jours qui allaient suivre les grandioses marches des souverainistes Kabyles. Il fallait alors « prouver » l’attachement du peuple Kabyle au projet d’indépendance ce qui donnerait plus d’épaisseur et de légitimité  au document. Nous avons marché sous le slogan « OUI AU MEMORANDUM » !

Etymologiquement le mot mémorandum vient du latin memorandus «  dont il faut se souvenir » c’est donc une note, un écrit etc.. établit pour garder trace d’un événement, un témoignage etc.. pour le future ou pour un commerçant de confirmer une commande. En diplomatie et dans les relations internationales, le mémorandum est utilisé par les chancelleries et les gouvernements pour expliquer à leurs paires la position ou l’intention concernant un sujet donné. Il s’établit donc, quotidiennement, de part le monde des milliers de mémorandums. Personne n’en tire gloire hormis la satisfaction d’un travail bien fait. Ferhat l’a si bien exprimé devant les portillons de l’ONU « Un petit geste pour moi, et un grand pas pour la Kabylie »

La Kabylie par le biais de son Président a, elle aussi, déposé son mémorandum où elle demande la reconnaissance du droit du peuple Kabyle à choisir librement son destin. Un document en plus d’une demande adressée au SG de l’ONU comporte plusieurs dossiers attestant du bien fondé de la revendication Kabylie et des exaction que subit le Peuple Kabyle depuis a moins un demi siècle.  En vertu du droit et des pratiques d’usage les instances onusienne sont tenues de lire le document qu’elles ont reçues. Ce n’est pas pour autant que dans les jours à venir que nous verrons les flottilles de l’OTAN accoster a Sidi Ferruch ou au Port d’Azeffoun !

Il est évident dés lors que les instances internationales observeront la Kabylie jaugeront notre désir de liberté. Ce désire d’indépendance nous devrions l’exprimer ici en Kabylie et nulle part ailleurs. Ça devrait être un plébiscite quotidien et contenu qui ne saurait se suffire  ni par des discussions de café ni par des effets d’annonces sans lendemain.  il faut innover dans le combat en mettant en place des dynamiques sociales dans les villages, les quartier, les université etc.… De ne jamais cesser le travail de sensibilisation et de conscientisation du Peuple Kabyle pour le murir d’avantage pour arriver au stade nécessaire pour lancer une véritable désobéissance civile. Et pourquoi pas parvenir à réactiver nos instituions ancestrales et mettre en place dores et déjà en œuvre notre propre Etat parallèle envers et au lieu de l’Etat coloniale. C’est seulement en ces termes et ces conditions que la communauté internationale s’intéresserait à notre cas.   

Pour y parvenir les souverainistes Kabyles doivent apprendre à forcer le destin et aller au devant de l’Histoire.  Le salut de la Kabylie dépend, tout d’abord, de leur capacité à dépasser les égos et les querelles de chapelles. La seule allégeance que devront faire ces femmes et ses hommes est envers la Kabylie, le serment qu’il devront respecter est celui fait la main sur le cœur au drapeau kabyle.   

Le mémorandum pour l’autodétermination de la Kabylie fut et demeure un appelle à la mobilisation générale de toutes les forces vives de la Kabylie.  Il aurait dû sonner le glas de la militance virtuelle, des salonard et autres anonymes donneurs de leçons.

Six long mois se sont écoulé depuis le dépôt du mémorandum ! Navrant est de constater que le terrain est de plus en plus désert ! Nous attendons impatiemment le prochain 20 avril pour arpenter le bitume. Cette année fait exceptionnel nous aurons la   coupe du monde des Nations sans Etats, Durant quelques jours nous nos égos seront satisfaits, en plus des places du Québec  et de Paris, Londres elle aussi vibrera au rythme de notre chant de guerre «  Pouvoir assassin ». 

Amnay at Sedqa

Note de la rédaction :

A cours d’inspiration, Amnay, recycle cette chronique parue le mois de septembre 2017 au lendemain du dépôt du mémorandum par le Président de l’Anavad.

About The Author

Related posts