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Passeports bloqués : Lettre ouverte aux instances internationales

Passeports bloqués : Lettre ouverte aux instances internationales

USA, le militant des Droits de l’Homme Rabah Arkam établit en Amérique depuis quelques années vient d’adresser une lettre ouverte à l’ONU et différentes ONG pour les informer du déni de droit que subissent les militant kabyles. Qui attendent la délivrance de leurs passeports depuis des mois, voire des années pour certains. Nous reproduisons ici le contenu de la lettre en Français et en Anglais.

Version française :

LETTRE OUVERTE AUX ONG INTERNATIONALES ET AUX NATIONS UNIES

ALGÉRIE: LA CONFISCATION DE PASSEPORTS POUR LES MILITANTS DES DROITS DE L’HOMME KABYLE DOIT FAIRE L’OBJET D’UNE ENQUÊTE

Ils sont militants défenseurs des droits du peuple Kabyle. Ils attendent depuis plusieurs mois, voire des années pour certains, l’acquisition de leur passeport biométrique, en vain.

Ils sont Victime du chantage administratif de l’Etat Algérien qui a privé de leurs droit d’avoir un passeport, ils lancent un appel de détresse à l’opinion publique, à la presse, aux ONG, à toutes les voix libres et à tous les défenseurs des droits humains afin de dénoncer ces agissements arbitraires contre les libertés individuelles des citoyens dont le seul tort est d’avoir assumé publiquement leurs opinions politiques et défendre les droits de peuple kabyle.

Lazhar Bessadi, 30 ans, défenseur des droits humains, attend une réponse à sa demande de passeport depuis octobre 2016, a déclaré: «Après la fermeture de mon magasin d’outils informatiques à Tizi Ouzou, et même privé de travail dans une entreprise privée ou Étatique. Je me retrouve, donc, sans travail. Mais pire, je paie encore les impôts d’un registre de commerce qui m’a été confisqué par la gendarmerie. On m’a même empêché de le radier.»

Jusque-là, aucun chiffre officiel des passeports bloqués n’a été rendu public, ce sont ici quelques cas qui montrent l’état d’inquisition que vivent les militants des droits de l’homme kabyle, qu’ils soient en Kabylie, de la diaspora, ou même des associations.

– Akli Darder
– Bessadi Lazhar
– Djaffar Hami
– Farid Djennadi
– Kahina Mebarki
– Medda Arezki
– Mouloud Hamrani
– Tahar Amichi

Ces chantages ont été utilisés par tous les régimes autoritaires de l’histoire à l’égard des militants des droits de l’homme dans le vain espoir de les détourner de leurs idéaux de liberté et de dignité.
«Après avoir fait de la Kabylie une vaste prison à ciel ouvert et une zone de non-droit pour ses propres enfants, l’Etat algérien confisque arbitrairement les passeports des militants kabyles pour exercer des pressions sur eux, les pénaliser pour leurs opinions politiques et les amener, par la contrainte, à la soumission», dénonce Bouaziz Aït Chebib

Associations et ONG de défense de droits de l’Homme doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime de leurs droits en tant que défenseurs des droits de l’homme.

La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) du 10 décembre 1948 a affirmé que “toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État”. Elle complète cette liberté en poursuivant que “toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays”.

Cette disposition doit être analysée conjointement avec l’article 9 de la DUDH qui dispose que “nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé”.

Fait le 30 Octobre 2018

Rabah Arkam
Militant des droits de l’homme

Version anglaise :

OPEN LETTER TO INTERNATIONAL NGOs AND UNITED NATIONS

ALGERIA: CONFISCATION OF PASSPORTS FOR HUMAN RIGHTS ACTIVISTS
« MUST BE » INVESTIGATED « 

They are militant defenders of the rights of the Kabyle people. They have been waiting for several months, or even years for some, the acquisition of their biometric passport, to no avail.

They are Victim of the administrative blackmail of the Algerian State who deprived their rights of having a passport, they launch a distress call to the public opinion, to the press, to the NGOs, to all the free voices and to all human rights defenders to denounce these arbitrary actions against the individual freedoms of citizens whose only fault is to have publicly assumed their political views and defended the rights of the Kabyle people.

Lazhar Bessadi, 30, a human rights defender, has been waiting for a response to his passport application since October 2016, said: « After the closure of my computer tool store in Tizi Ouzou, and even deprived of working in a private company or State. I find myself, therefore, without work. But worse, I still pay the taxes of a trade register that was confiscated by the gendarmerie. I was even prevented from striking it off.”

Until then, no official figure of blocked passports has been made public, here are some cases that show the state of inquisition that live Kabyle human rights activists, whether in Kabylia, the diaspora, or even associations:
– Akli Darder
– Bessadi Lazhar
– Djaffar Hami
– Farid Djennadi
– Kahina Mebarki
– Medda Arezki
– Mouloud Hamrani
– Tahar Amichi

These blackmail has been used by all authoritarian regimes in history against human rights activists in the vain hope of diverting them from their ideals of freedom and dignity.

« After making Kabylie a vast open-air prison and a zone of lawlessness for its own children, the Algerian State arbitrarily confiscates the Kabyle militants’ passports in order to put pressure on them, to penalize them for their political opinions and to force them into submission.  » denounces Bouaziz Aït Chebib

Associations and NGOs defending human rights must take the necessary measures to ensure that the competent authorities protect any person, individually or in association with others, from any violence, threat, reprisal, discrimination de facto or de jure, pressure or other arbitrary action in the context of the legitimate exercise of their rights as defenders of human rights.

The Universal Declaration of Human Rights (UDHR) of 10 December 1948 affirmed that « everyone has the right to move freely and to choose his residence within a State ». It complements this freedom by continuing that « everyone has the right to leave any country, including his own, and to return to his country ».

This provision must be analyzed in conjunction with article 9 of the UDHR which provides that « no one shall be arbitrarily arrested, detained or exiled ».

Dated on October 30, 2018

Rabah Arkam
Human rights activist

rédaction
ADMINISTRATOR
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