Pu.in 7 ans !

Pu.in 7 ans  !

Aujourd’hui à Vgayet s’est tenue le procès en appel de Merzoug Touati . Des centaines de kabyles se sont rassemblés depuis les premières heurs de la matinée pour demander la relaxe du jeune blogueur.

De la salle d’audience nous arrivaient des bruits inquiétants, le Procureur maintiendrait son réquisitoire. A l’extérieur les CRS et autres BRI se rueront violement sur la population : pas moins de 50 arrestations.

Au cours du procès, comme attendue le procureur d’une république raciste dictatoriale et illégale requit la perpétuité. Les avocats tout au long de leur plaidoirie n’ont pas omis de signaler les irrégularité qui ont entaché cette affaire depuis son instruction.

Coup de couperet ! Touati Merzoug, un jeune kabyle de 30 ans écopera de 7 ans de prison. Effondrement et tristesse se lisaient sur les visages des hommes et des femmes qui depuis de tres longs jours espéraient et ont tout fait pour libérer Merzoug.

Avant d’aller plus loin, permettez moi faire mon mea culpa !

J’ai dit ici même que les kabyles, des que le vent tourne, allaient oublier Merzoug Touati. Content de m’être trempé. Dès l’annonce de l’inique verdict en Kabylie et dans la diaspora une formidable machine de solidarité s’est mise en branle. Il ne se passe pas une journée sans que se tienne un sit in, une réunion pour la libération du jeune blogueur Kabyle. Content et fier mon peuple. De cette formidable jeunesse de ces hommes et de ces femmes qui ont qui ont sillonné la Kabylie pour mobiliser et sensibiliser le peuple sur l’injustice que subit le jeune blogueur.

Une foi cette « amende honorable » faite. Il est impératif de se poser la question que faire ?

Devrions-nous demeurer placides, se complaire à dénoncer les atteintes manifestes aux « droits de l’Homme », condamner l’arbitraire en reprenant les litanie droits de l’homistes. Ou bien se remettre à l’évidence, et prendre conscience de notre amère situation de colonisés. Oui nous devons accepter et assumer notre statut de peuple sous occupation pour agir en conséquence.

Tant que nous continuerons à considérer les exactions que nous subissons en tant que kabyles et en Kabylie comme des atteintes aux droits des citoyens. Il y auraient toujours des Merzoug Touati et des Massinissa Benallaoua.

Bien entendu, il y auraient toujours des kabyles qui dés demain s’ingénieront à diluer cette affaire dans le registre des injustices classiques « d’un pouvoir aux abois ». Ils se revendiqueront ALGÉRIEN à part entière, ils espèreront puis tenteront de justifier l’absence de soutien de leur compatriotes qui les ont toujours considéré, au mieux, comme des citoyens entièrement à part et au pire des citoyens de seconde zone, seulement bons a subir le bâton et la trique.

Amnay at Sedqa

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