TASEKLA SELON DOURARI

TASEKLA SELON DOURARI

Je viens de lire un article du journal électronique Tamurt qui rapporte la cérémonie honorifique dédiée à trois écrivains kabyles (Rachid Boukherroub, Lynda Koudache et Mustapha Zarouri) à la bibliothèque principale de la ville de Tizi Wezzu le jeudi 1er mars 2018.
Au cours du débat, un certain M. Dourari, qui est, comme chacun sait, directeur du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNLPET) que chacun connaît également pour sa haute utilité et les infinis enrichissements apportés à tamaziγt ; Dourari donc s’est invité au débat pour essentiellement cibler deux romanciers kabyles de référence, Amer Mezdad et Rachid Aliche en l’occurrence.

A propos du premier il a dit : « Amar Mezdad est loin d’être un romancier. Ses livres ne répondent pas aux normes scientifiques requises en la matière ».

A propos du second, il a dit : « Rachid Aliche n’est pas un romancier et ses livres sont plutôt « une succession de slogans identitaires n’ayant aucun rapport avec la noblesse de la littérature ».

Il invoque d’une part des « normes scientifiques » qui seraient inhérentes à la littérature et que lui connaîtrait et d’autre part se démarque de la quête identitaire incompatible selon lui avec la noblesse de la littérature. Noblesse de littérature, comprenne qui peut.

D’une pierre deux coups : lui c’est un scientifique doublé d’un noble algérien dont l’identité est accomplie. Il est le parfait candidat.

En 1980, Mouloud Mammeri avait essuyé l’attaque politique de Kamal Belkacem. On peut comprendre le zèle d’un commis qui défend le régime qui le sustente. Pour autant, M. Bekacem n’a pas osé mettre en doute la valeur intellectuelle de Mammeri.

Mais M. Dourari, dont on demanderait en vain la moindre fiche de lecture d’un livre en kabyle, démontre en même temps inculture et arrogance.

Deux attributs essentiels pour postuler à un poste supérieur dans l’Algérie.

Aksil Azru Lukad

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